
Par Arthur Bizimana
Dans le cadre du Projet « Désinfox Jeunesse Burundi » réalisé avec l’appui du Canal France International (CFI) en collaboration avec France Médias Monde, Club RFI Bujumbura a organisé des ateliers de formation à l’endroit de 200 enseignants issus de ses écoles partenaires. Animés sur huit sites du 07 au samedi 08 Novembre2025, ces ateliers avaient comme thème central, « la lutte contre les désordres informationnels en milieux scolaires ».
Cette formation a permis aux 200 enseignants des écoles partenaires de Club RFI Bujumbura d’apprendre les méthodes pour démêler les fausses des vraies informations afin de prendre des stratégies pour se prémunir contre les effets néfastes de ce phénomène de désinformation.
Pour Barihenda Déo, enseignant au Lycée Régina Pacis de Gitega qui participait à l’atelier, cela vient à point nommé, car, a-t-il précisé « aujourd’hui, nos élèves trouvent des informations partout. Ils s’informent sur les différents réseaux sociaux et lisent tout ce qui passe sous leurs yeux. Ils ont du mal à gérer ces informations. Cette formation nous a montré comment on peut vérifier si une information est vraie ou fausse».
Il a ajouté qu’au retour à leurs écoles respectives, ils vont d’abord inculquer à leurs élèves ce qu’est-ce la désinformation et les thèmes y relatives. Au niveau des outils, ces enseignants encadreurs vont essayer de guider les élèves dans la production des objets artistiques permettant de lutter contre ces désordres informationnels.

Quant à Gilbert Niyongabire, coordinateur de ce projet, il a souligné qu’il est important que les élèves utilisent de manière responsable les réseaux sociaux et reconnaissent les différents cas de désinformation. C’est par son enseignant, son éducateur, que passera cette compétence. D’où la nécessité et l’importance de cette formation. En directe ligne de sa mission, Club RFI Bujumbura ne ménagera aucun effort pour limiter la propagation des fausses informations.
Il est d’ailleurs annoncé que des compétitions scolaires sur la désinformation seront organisées pour identifier les élèves qui auront mieux compris le sujet et qui le démontreront par la production des œuvres artistiques, dont les meilleures seront primées de façon intéressante.
Un autre enseignant qui participé à la formation a lancé un appel aux internautes pour qu’ils fassent preuve d’esprit critique avant de partager toute information qui leur tombe sous la main : « si vous recevez un message et que vous le consommez et que vous le partagez brut, sans penser à l’interpréter, à réfléchir sur ses avantages et ses inconvénients, vous risquez de vous causer des problèmes à vous-mêmes et peut-être à d’autres personnes. Il faut avoir un esprit critique avant de transmettre tout message reçu».
On saura enfin que les deux cent enseignants participant aux ateliers provenaient de cent écoles, avec deux participants par école, l’un pour le fondamental et l’autre pour le post-fondamental. Les sites de formation étaient Bujumbura et Gitega avec 36 participants chacun ; Bururi avec 48 participants ; Muramvya et ses 12 participants ; Mwaro 26 ; et enfin Bukeye, Kayanza et Ngozi avec 14 participants chacun.
