Concours « Halte aux infox », une finale en apothéose !

Le Projet « Désinfox Jeunesse Burundi » est mené par Club RFI Bujumbura dans ses écoles partenaires depuis le mois de novembre 2025. Son objectif est de sensibiliser les élèves et les étudiants à la lutte contre les désordres informationnels dans leurs milieux. Ce projet bénéficie d’une subvention de Canal France International (CFI) en collaboration avec France Médias Monde qui est chargée de la gestion des fonds.  

La mise en œuvre de ce projet a connu plusieurs étapes pendant les 7 mois dans les écoles et la finale du concours « Halte aux infox » ce 9 mai 2026 était l’étape ultime. Les élèves ont présenté des productions riches en couleurs et qui ont donné des indications sur le niveau de maîtrise des concepts clés de l’éducation aux médias et à l’information et des stratégies de la lutte contre les désordres informationnels.

 

Depuis plus d’une année, Club RFI Bujumbura a lancé de différentes activités du projet de lutte contre les désordres informationnels. Il s’agit dans l’ordre : de la formation des formateurs de formateurs, de la formation des formateurs que sont les enseignants encadreurs, de l’encadrement des élèves dans les institutions partenaires, et enfin une série des concours pour évaluer le niveau d’appropriation de l’éducation aux médias et à l’information par les élèves et les étudiants.

Le 09 mai 2026 a coïncidé avec la finale nationale du concours qui a été baptisé « Halte aux infox » et qui a marqué la clôture des activités inscrites dans cette première édition du projet « Désinfox Jeunesse Burundi ». Ily avait trois catégories de concourants : les universitaire, les élèves du cycle fondamental et ceux du post-fondamental. 

Le public suit le discours d’ouverture de la finale nationale « Halte aux infox »

Pour avoir droit de passer à cette étape finale, deux élèves, l’un du cycle fondamental et l’autre du post-fondamental, étaient sélectionnés dans chacune des six antennes de Club RFI communément appelées Maison TV5 Monde. Notons que pour l’enseignement supérieur, cinq étudiants en journalisme et communication ont été qualifiés. C’est ainsi que dix-sept concourants ont participé à l’étape finale du concours.

Devant un jury composé de personnes très expérimentées et dans une salle comble, ils ont présenté des productions diversifiées notamment des poèmes, des slams, des dissertations sous forme de plaidoyers, ainsi que des articles de presse simulés. Ces productions visaient non seulement à montrer le niveau d’appropriation par les élèves et des étudiants de concepts en rapport avec l’éducation aux médias et à l’information, mais aussi à sensibiliser le monde scolaire et académique à lutter contre les désordres informationnels. Après sa présentation, chaque concourant répondait aux questions du jury dont la plus récurrente était d’expliquer ce qu’on prévoit de faire pour lutter contre les désordres informationnels dans sa communauté.

A la fin des prestations, le verdict de la délibération du jury pour les trois gagnants :

– le slam « Victime de leur ignorance » de Nadine DUSHIME pour la catégorie universitaire.

– le poème « une voix pour la vérité » de Emmanuella Allégresse BAYUBAHE (Ecole d’Excellence Ngagara) pour la catégorie du cycle fondamental.  

– le slam « Une vérité pour la liberté » de Donna Esther NSENGIYUMVA (Ecole d’Excellence Ngagara) pour la catégorie du cycle post-fondamental.

Remise des prix aux lauréats

Les différents lauréats et responsables parmi les gestionnaires du projet et au niveau des encadreurs de terrain ont donné leurs impressions. Pour Nadine Dushime : « C’est un plaisir pour moi de remporter la première place, mais aussi d’avoir transmis le message assez fort de lutte contre les désordres informationnels, car le mensonge ne vise qu’à détruire et une fausse information peut détruire une vie ». Et cette lauréate ne jure que par la lutte contre les désordres informationnels : « La charité bien ordonnée commence par soi. Pour lutter contre les désordres informationnels, je vais tout d’abord adopter un changement assez remarquable, assez positif à travers la formation que j’ai eue sur la désinformation et de ses conséquences. Je vais les partager autour de moi. »

Madame Hélène MPAWENIMANA, membre du jury et enseignant-chercheur, spécialiste en sciences de la communication à l’université du Burundi estime qu’au vu de la qualité des productions, il y a de l’espoir que le combat pour la lutte contre les désordres informations va avoir de bons fruits : « En analysant les productions faites par les concourants et à voir comment ils ont fait leurs présentations, comment ils ont répondu aux questions posées par les membres du jury, l’espoir est là parce que les élèves et les étudiants ont montré qu’ils maîtrisent le phénomène des désordres informationnels et leurs méfaits. Et pas mal d’entre eux ont donné des exemples de ce phénomène et en ont proposé des voies de solution ».

Pour un autre responsable, l’engagement des concourants donne de quoi être fier : « Pas mal d’entre eux ont accepté d’être des ambassadeurs partout, des témoins qui se mettent au service des autres pour lutter contre les désordres informationnels. Il y en a qui ont dit qu’ils vont prêcher par le bon exemple. D’autres qui vont essayer de mener des campagnes de sensibilisation auprès de leurs condisciples, et qu’ils vont surtout les sensibiliser à l’esprit critique dans la gestion de toute information ».

Dr Gilbert NIYONGABIRE, Président et Représentant Légal de Club RFI quant à lui, revient sur les raisons du choix du public jeune pour ce projet : « Nous travaillons en milieu scolaire. La jeunesse utilise en grande partie les réseaux sociaux. Et aussi les jeunes sont faciles à manipuler, ne se donnent pas du temps pour réfléchir sur une information reçue et ne tiennent pas compte des effets néfastes qu’elle peut leur causer. Toute personne ayant un objectif de nuire peut relayer le message aux jeunes pace qu’il sait qu’ils vont le diffuser en peu de temps ».

Tous ceux qui ont participé a cette finale sont unanimes à dire qu’en ce moment du développement rapide de la technologie et du foisonnement des moyens d’information qui s’en suit, en particulier les réseaux sociaux, tout le monde doit évoluer avec, notamment en agissant en homme responsable, en faisant preuve d’esprit critique dans la consommation de l’information qui nous envahit de façon incontrôlée.

Lauréats du cycle fondamental
Lauréats du cycle post-fondamental
Lauréats universitaire
Photo de famille des participants à la finale nationale « Halte aux Infox »